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L’histoire de la poterie persane remonte aux temps anciens


  • Juin 2018

L’histoire de la poterie persane

Lorsque l’agriculture s’est développée sur le plateau Iran, les cultivateurs ont commencé à produire des instruments en terre pour pourvoir à leurs besoins.

L’histoire de la poterie persane présente une grande continuité de ses origines à nos jours. Les traces de populations humaines très anciennes sont nombreuses, comme en témoigne divers sites archéologiques iraniens. Les premières poteries étaient principalement de deux types – ustensiles rouges et noirs – des objets d’une grande simplicité. Graduellement les décors de ces poteries se sont complexifiés. L’étude des motifs nous montrent que les anciens Persans étaient très agiles et représentaient leur vie sur les poteries de manière originale et gracieuse. L’ornementation des poteries a commencé en Iran dès – 4000 avant JC. Les poteries de cette époque étaient cuites avec précaution dans les premiers fours. Les formes de ces poteries indiquent l’utilisation d’un instrument semblable à un tour lors de la fabrication.

Les artistes de cette époque produisaient une variété d’ustensiles comme des pots à col, des amphores et des jarres pour conserver le grain. D’autres découvertes datant de cette époque ont aussi mis au jour des poteries représentant des animaux et oiseaux – ces dernières devant avoir une valeur décorative.

La longue et riche histoire de la poterie perse est liée à la position géographique unique du pays, à la croisée des civilisations antiques et sur la route de la soie où se croisaient de nombreuses caravanes. Ainsi, presque toutes les régions iraniennes, ont à un certain moment été engagées dans la production de poterie. Cependant, les fouilles archéologiques ont montré sur le plateau iranien, quatre régions principales étaient particulièrement célèbres pour leurs poteries. Il s’agit du Lorestan (à l’ouest des monts Zagros), du sud de la mer Caspienne (provinces du Gilan et du Mazandaran), au nord-ouest du pays dans la province d’Azerbaïdjan et dans le sud-est du pays (Kerman et Balouchestan). On peut aussi ajouter à ces régions, une partie du désert (kavir) du plateau central d’où proviennent des vestiges datant de -8000 avant JC.

La poterie est l’une des formes d’arts les plus anciennes en Perse – comme le montre la découverte de poteries datant de -5000 av JC lors de fouilles dans des monts funéraires (tappeh). 

Influencés par les techniques pratiquées dans les territoires conquis, les potiers perses ont développé de de nouvelles formes et de nouveaux styles pour produire les fins objets qui caractérisent les céramiques persanes. Ces objets raffinés étant destinés à décorer les maisons des riches et puissants ou à les offrir en présents à l’étranger, l’industrie de la poterie a reçu un important patronage des princes.

Après l’invasion arabe de la Perse au 7e siècle, les Arabes ont repris la technique de vernissage du verre et de la céramique qu’ils ont importé jusqu’en Andalousie et qui est connue maintenant sous le nom de style hispano-mauresque. En Perse, des fragments ont été retrouvés dans les ruines de Rhages qui a été détruite en 1250.
La peinture et l’enluminure a d’abord été utilisées pour décorer divers manuscrits ainsi que des publications du Coran mais des objets datant du 13e siècle et retrouvés près de Téhéran indiquent un style persan unique.

L’art achéménide a lui aussi influencé les artistes de la région, comme on peut le remarquer dans l’art ancien indien, qui a probablement été en contact avec l’art achéménide en Bactriane. L'argenterie, le vitrail, le travail d'orfèvrerie, et le travail d'incrustation sont tous largement représentés dans l'art achéménide.

L’artisanat de la céramique a connu un grand changement au 11e siècle sous l’influence de la porcelaine venue de Chine. Les potiers persans ont essayé de copier la porcelaine chinoise mais sans succès car il leur manquait le kaolin, fine argile utilisée pour la production de porcelaine.

Les céramiques de la ville de Nishapour (est de l’Iran) et de Rey (sud de Téhéran) – caractérisées par la technique du sgraffite sont un bel exemple de l’influence de la poterie chinoise. La technique du sgraffite comprend l’application de deux émaux puis la gravure d’un motif dans la glaçure. Le vert et le jaune sont les couleurs les plus utilisées et les sujets représentent souvent des oiseaux. Les poteries décorées en Sgraffite sont apparues au 10ème siècle, à la suite de l’introduction des céramiques sous engobe à glaçure polychrome au siècle précédent. Le sgraffite s’est rapidement répandu en Iran entre le 10ème et le 12ème siècle, avec plusieurs centres de production, puis dans le reste du monde musulman, en particulier en Syrie et en Palestine.

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